AXEL La traversée, ça va moyen.même pas peur mais je suis resté avec ma grande sœur. Je n'avais encore jamais vu des vagues aussi hautes, au moins 5 mètres et il y en avait beaucoup. J'ai passé mon temps à dormir et rien faire d'autre car le bateau bougeait trop. MALAURIE La traversée, c'était bien. Je suis contente d'être partie. Je n'ai pas eu peur mais j'ai eu mal au ventre mais je n'ai pas vomi. COLETTE Enfin,départ de Hyères à 11 heures ce samedi 12 août 2006. Rappel, on aurait dû partir dès mardi mais les conditions météos ne le permettaient pas. Toujours selon la météo, on devait naviguer une dizaine d'heures avec un force 6 à 7 et le vent devait se calmer pour passer à force 4 à 5. Résultat, le gros coup a duré 24 heures (elles m'en ont parues le double) avec un force 7. Mer déchaînée, le vent soufflant de plus en plus fort, je reconnais que j'aurai préféré être dans un bon lit à terre. - 1er gros coup :le vent arrache les barres de maintien du taud : séance d'équilibre en pleines rafales pour essayer de la sauver. Opération réussie. - 2ème gros coup : casse d'une fixation du vérin du pilote automatique. Je crois que je l'avais senti venir : je venais juste de me dire " il ne manquerait plus que le pilote casse ". Gagné, vers 1 heure du matin, obligation pour Luc d'être à la barre en permanence pour maintenir au mieux un semblant de cap pas trop fracassant. On était déjà en ciré, bottes, et attaché. Le bateau faisait plutôt office de sous-marin et d'avion. Axel a même remarqué : " quand le bateau monte, on se sent lourd, quand le bateau descend, on se sent léger ". Je suis restée avec Luc pour m'occuper des voiles qui n'ont rien à voir quand le vent est " gentil " : la moindre erreur peut avoir de graves conséquences par grand vent. Au bout d'une heure, Luc fatigué de prendre des tonnes d'eau plein le figure décide de mettre le bateau à la cape et de passer à la réparation du pilote à 1 heure du matin. Je prépare outils, frontale et boulon qu'Etienne avait préparé d'avance au cas ou. A noter que la marche à l'intérieur du bateau demandait une maîtrise parfaite de chaque instant pour ne pas tomber et se fracasser. La réparation faite, on a pu reprendre notre route. La nuit à été terriblement longue : j'ai bien pensé faire quelques photos mais le courage m'a manqué et je ne voulais pas mouiller l'appareil. Je vous laisse faire marcher votre imagination. - 3ème gros coup : Luc pour repartir décide de mettre le moteur en route. Il me regarde et me dit " impossible le moteur est bloqué, l'eau de mer a du rentrer par l'échappement tellement le bateau en a ramassé ". En fait, le moteur avait bien démarré mais le bruit des vagues et du vent avait masqué son doux ronron habituellement bien présent. Résultat : 3 heures de moteur en marche arrière pour rien ce qui n'a d'ailleurs pas gêné l'avancée du bateau avec la force du vent. - Dernier gros coup : pour avoir la météo, on a besoin de notre ordinateur et du service sail mail (association qui converti notre langage radio en mail). Et pour la 1ère fois, panne de sail mail : résultat, pas moyen d'avoir la météo et de rassurer nos proches de notre état. Aujourd'hui dimanche, le calme est revenu depuis midi (pourvu que ça dure cette nuit). Soleil, petite houle de 1 mètre, vent à 15 nœuds : parfaite navigation. On espère arriver vers 5 heures à Porto Soller (Majorque). A j'oubliais, le sondeur est de nouveau en panne. A suivre…