mardi 13 février 2007
Chapada Diamantina
lundi 12 février 2007
Nous venons de passer 4 jours absolument fantastiques.
Nous sommes aller dans la Chapada Diamantina à environ 350 kms de Salvador et avons découverts une nouvelle face du Brésil bien plus sympa que celle de la ville.
Tout ce séjour s’est passé comme sur des roulettes : vacances hautes gammes !!!
Nous avons donc quitté notre petit port pour prendre un bus de nuit avec couchettes : voyage assez éprouvant car la climatisation était à fond et malgré notre veste, on s’est vraiment gelé.
C’est au levé du jour, vers 5 heures que l’on a découvert Lançois, notre village d’accueil :
un vrai coin de paradis.
Les propriétaires de la poussada (maison d’hôtes locale) sont venus nous chercher pour nous emmener à nos chambres.
On a aussi pu découvrir l’utilisation des moustiquaires et des hamacs.
Voici quelques photos qui vous font découvrir notre petit coin…
La poussada
Le jardin
Les petits déjeunés
Jasiel nous a joué superbement bien de la guitare le soir de notre départ.
Pour ceux que cela intéresse, voici les coordonnées :
CANJO NO BOSQUE
Pour nous, tout a été parfait.
Le premier jour, on a emprunté un petit chemin de rando et on a découvert un magnifique cours d’eau. Je vous laisse découvrir ces couleurs de miel, d’oranger, de sombres profonds.
On était quasiment seul. Il y avait juste une famille de Brésilien avec qui on a d’ailleurs bien vite sympathisé. Ils nous ont montré où passer pour faire le tobogan aquatique naturel de 25 mètres environ. Absolument génial !!! Les petits en ont bien profité. Pour les grands, les fessiers sont vite douloureux…
Mèmère avait trouvé bain à sa taille…
Pour dire, le coin était tellement beau que l’on a décidé de ne pas rentrer pour manger à midi et d’en profiter un maximum.
Au retour, on a rencontré un petit serpent bien mignon. Après renseignements pris, il est tout à fait dangereux et Luc s’est approché à environ une trentaine de centimètres de lui pour la photos…
Depuis, on fait plus attention aux bêbêtes. On a croisé la route de beaux mille pattes, de papillons multicolors, de pleins de termitières, de petites fourmis de 12 à 15 millimètres…
Et d’une araignée bien noire d’envergure 6 cms avec un mignon petit corps de 1,5 cms de diamètre qui s’était d’ailleurs perdue dans notre chambre.
En fin, d’après midi, nous sommes allés au village pour voir une agence de voyage.
En bateau, la plupart des gens qui voyagent ne souhaitent pas être pris pour des touristes.
Alors, prendre un guide ou passer par une agence est relativement mal perçu.
Eh bien, moi, je vous dit que parfois, c’est absolument nécessaire de passer par là, de devenir touriste et de bénéficier d’un guide pour pouvoir aller là où il faut absolument aller.
C’est ce que l’on a pu apprécier dès le lendemain (deuxième jour).
Non seulement Tiago, notre guide qui fait parti de l’agence TERRA CHAPADA (www.terrachapada.com.br ou terra@terrachapada.com.br que nous vous recommandons) nous a fait prendre des petits chemins que seuls les locaux peuvent connaître pour nous faire découvrir des paysages fabuleux mais aussi partager son amour de la nature,
mais aussi aider mamie Christiane à grimper…

Tiago parlait anglais. Malgré mon anglais scolaire et lointain, on a compris l’essentiel de ce qu’il disait.
Par exemple, cette fleur jaune qui s’appelle sauf erreur de ma part TREPADEIRA se mange et à le goût de l’oseille.
Il a aussi tenter de faire comprendre à Axel (qui était venu combattre les herbes, lianes et autres avec son inséparable épée star wars) que chaque plante était importante et qu’il ne fallait pas lui faire du mal inutilement…
C’était donc à 8 heures du mat que l’on a attaqué la piste à pied. Je vous laisse le soin de découvrir les photos. Luc a battu son record de mitraillage pendant ce séjour…
Tiago nous a dit que l’on avait fait 5 kms. De notre avis commun et de l’état de nos pieds, il y avait sans aucun doute plus. Mèmère a eu des fayeurs face aux différentes escalades de rochers, de montées, de descente de toutes sortes mais a bien suivi. Laurine lui a bien servi de « canne » et l’a bien encouragée. Notre but de ballade était PRIMAVERA : beau, beau, beau…


De retour au village vers 12 heures, on a goûté à nos premiers cactus : c’est pas mal, mais on ne peut pas bien trouver comparaison. Je pense que je n’ai pas besoin de dire qu’il n’y avait plus les aiguilles. On a aussi tenté des patates de montagne : goût un peu de navet et translucide (moyen, moyen comme dirait Axel) et bien entendu, on a eu nos « bines », ou fayots locaux à toutes les sauces avec manioc (qui en poudre remplace le pain) à toutes les sauces, chèvres en ragout, poulet, poisson, boeuf . Il n’y a jamais de pain ou de dessert mais toute la nourriture est à volonté.
Après un pause bien mérité à la pousada (dans les hamacs pour les plus fatigués Luc , Laurine Mèmère et dans la piscine pour Axel et Malaurie).


on est parti en petit bus d’abord à Pal Inécio. Et là, on est montés au sommet d’un roc assez haut (pauvre mamie) et je ne vous explique pas la vue : à perte de vue. On pouvait voir à 360°. Pour couronner le tout, on était dans un champ d’orchidées sauvages.
Pendant tout notre séjour, on n’a pas vu le moindre mégot ou détritus venir ternir l’image de beauté absolue que l’on ressentait.
Je crois que par moment, on se sentait vraiment en osmose avec la nature.
Le troisième jour a commencé par une marche vers Poço de Diabo,
une magnifique suite de cascades et rochers, rencontre avec les petits singes locaux, puis la visite de 3 grottes Gruta Azul avec une eau pure et translucide, Gruta de Pratinha où on a pu nager avec masque et tuba pour admirer les fonds (bof, on voit plus de trucs en mer) et la plus belle à mon avis avec Gruta Lapa Doce où c’est une grotte profonde que l’on suit au moins pendant un à deux kms à pied. A un moment, on a fait un break, lampe à gaz éteinte et on est resté dans le silence et le noir absolu. Bizarre, bizarre c’est diverses pensées qui nous viennent.
Il faut reconnaître que la journée fut encore bien remplie : on est rentré vers 20 heures. Heureusement que caipirinha et percussions nous ont remis la pêche…
Après petit resto local avec déco bois…
A noter qu’il ne faut surtout pas s’emballer au niveau de la commande. Les plats quand ils sont indiqués pour deux sont en principe suffisants pour quatre voir cinq.
Et oui, on ne savait pas. Alors, bonjour le gaspillage mais la note reste quand même raisonnable avec 80 reals pour six c’est à dire une trentaine d’euros. On a toujours du mal à y croire…
Pour notre dernier jour, on navigué en pirogue en bois à travers la faune et la fleur sur un petit cour d’eau. Pas très sportif, il est vrai que l’on aurait préféré, mais tellement beau que l’on pardonne tout.
Après 9 kms au milieu de nul part, on arrive à la seule maison qu’il doit exister dans un périmètre de plusieurs kms. Repas moyen, maison moyenne, consommations (eau plus 6 cannettes) assez élevées pour le Brésil : 25 réals.
Bon on paie et ce n’est qu’après que l’on comprendra pourquoi ce prix.
En fait, ce n’est qu’en 4x4 qui fait du vrai 4X4 par moment que se fait l’appro… Pour retourner au village de Lençois le plus proche, on a bien mis 1 heure 30.
Mais avant, on a encore pu voir la plus belle, le plus beau des beaux…Roncador.
Incroyable !!! Axel à même demandé à Tiago d’oublier les enfants dans se paradis perdu.
Eau superbe, vue superbe, roche superbe, le bien-être le plus superbe…
Le retour en 4X4 nous a franchement donné envie de refaire du tout-terrain que ce soit en moto ou en 4X4. Ici, il y a à faire et ce n’est pas interdit…
Honnêtement, si on avait su, on serait bien restés encore quelques jours à Lençois… Et que ce soient les Brésiliens ou Brésiliennes, on a aussi enfin découvert de beaux spécimens…


































