vendredi 9 mars 2007
PREPARATION AU DEPART
Mardi 27 février
Ca sent le départ. Nous quittons le CENAB de Salvador pour aller à l’île d’Itaparica. C’est vrai que l’île en elle même n’a qu’un intérêt relatif mais c’est la 1ère île qui permet de récupérer de l’eau minérale au robinet du ponton. Il est vrai que l’on est habitué à l’eau du déssal mais l’eau minérale est quand même meilleure.
Thorgal, Un « bat ami » que l’on vous a présenté nous a gentiment invité à manger le soir.
C’est notre dernier apéro et repas entre Français avant pas mal de temps. Je les remercie d’ailleurs encore beaucoup de nous avoir offert des livres entre autre Harry Potter I, II et III.
On avait la collection en France mais oublié de les amener. Axel a découvert la magie de la lecture et vient de dévorer le premier…
La plupart des « bat amis » reste à naviguer dans la baie de Salvador durant les mois qui viennent. On a tous une durée limitée à 6 mois et quasiment tous ceux que nous connaissons ont fait le choix de rester dans la baie pour découvrir le Brésil.
Notre choix à nous est d’aller jusqu’à Rio puis Parati. Tant pis pour les relations avec les autre « bat amis » et en avant les nouvelles rencontres… ou autres…
MORRO DE SAO PAULO
Mercredi 28 février
Nous partons pour Morro ce qui représente une petite navigation de 42 miles. Bon, pour la remise en route, la navigation n’est pas terrible : au près serré tout le long avec une belle houle croisée. On a tous trouvé le temps long, long, long… Et, on est enfin arrivés à Morro.
En fait, ce n’est pas à Morro mais à Gamboa que l’on s’est arrêtés : petit village très sympa ou l’on a été content de pouvoir faire un peu d’internet et voir une belle cascade.
Les enfants se sont baignés et on a mangé dans un restaurant.
C’est un village un peu touristique : il y a au moins un vingtaine de restaurant. Mais, je vous garantie que l’on était les seuls à manger le soir dans ce village. On a pu apprécier les « glaces aux kilos » par deux fois.
C’est vrai que pour les gourmands que l’on est, se préparer sa glace comme on le désire avec chocolat ou parfums divers, bonbons et autres garnitures pour environ 3 euros pour 5 personnes… Vous comprendrez peut-être pourquoi on est bien portant à notre retour en France. Bon, un vrai plaisir.
On est resté qu’une journée sur place : c’est trop court pour pouvoir bien connaître le lieu.
L’endroit est sympa mais nous n’avons pas encore rencontré sur le Brésil notre petit coin de paradis…
BAHIA DE CAMAMU
Vendredi 2 mars
Départ à 6 heures du mat. Luc est sympa, il se débrouille tout seul pour lever l’ancre (il n’y a pas de vent) et me laisse dormir un peu. Il est vrai qu’en période de navigation, je suis souvent un peu inquiète de la météo et je fais en sorte de toujours m’économiser au cas ou il faille « se battre » contre les éléments. Pour le moment, il n’y a jamais eu besoin sauf au départ de notre voyage en mer Méditerranée, vous vous rappelez, j’espère…
Là, c’était une petite navigation de 42 miles et on est arrivé à 13H45. En fait, on est dans la baie de Camamu mais on ne peut pas aller à Camamu par manque d’eau sous la quille. On jette donc l’ancre là, un peu au hasard.
On met l’annexe à l’eau et on va découvrir l’île de Marau. Que dire : on est encore et toujours tout seul : seul touriste, seul navigateur, seul à aller au restaurant… sur une île où on en fait le tour en 1 heure… C’est surprenant de voir qu’ici, les gens vivent à l’intérieur : ils sont tous devant leur écran télé allongés sur leur canapé. Les maisons ont toutes le même dessin : une entrée couloir avec canapé et télé et chaine hifi, une micro cuisine, une micro chambre et micro reste…
Pas de voiture, pas de vélo, rien que des allées en sable. Le restaurant, de l’île, on l’a prévenu dès noter arrivée que l’on mangeait le soir. Sinon, à la tombée de la nuit vers 18 heures, il n’y avait plus rien d’allumé sur l’île…
On a quand même pu apprécier nos premiers crabes. Ils sont parqués comme dans des clapiers à lapin en attendant d’être dégustés : on est sûr de leur fraicheur. Ils sont allés à la torche et avec nous les choisir.
Délicieux mais pas pratique à manger et pas bien consistant malgré une taille honorable. On attend de découvrir la langouste Vénézuélienne…
ILHEUS
Samedi 3 mars
Départ de plus en plus tôt : 5H40, le capitaine est tombé de la couchette (non, en fait, il profite de la marée et courant pour sortir de la baie). Mais quelle sortie !!! On s’est pris une secouée d’entrée. Je me dépèche de me lever (hé oui, il avait encore levé l’ancre tout seul comme un grand) vu l’état de la mer : baston, une houle où le bateau tapait dans tous les sens. Je me dépèche de faire un tour dans notre petit cabinet de toilette. Le hublot était ouvert. J’ai pris une douche, à froid, au réveil, avec une vague qui est passée par surprise par le hublot du dessus… J’en ai presque bu la tasse et je ne vous pas ma bonne humeur sur ce réveil…à l’eau salée. Parce que qui dit eau salée, dit forcément nettoyage approfondi derrière sous peine de voir tout s’abîmer…
Notre prochaine escale est Ilheus, à 66 miles de là/ Encore une petite étape mais on trouve tous le temps long. Est ce que l’on avait oublié le plaisir relatif de naviguer au près ? Possible… Mais on était content d’arriver à Ilheus. On s’attendait à trouver un beau mouillage et d’autres bateaux. Regardez les cartes, c’est quand même une ville stratégique…
Et bien non. Nous sommes encore une fois, les seuls étrangers au mouillage. On espérait trouver une marina avec douche et services qui vont avec. Eh bien, rien… Juste un beau restaurant avec piscine que l’on appréciera quand même.
On ne sort pas dans la ville qui est à l’opposée du mouillage : il n’y a pas de taxi, ni de bus. Il semblerait que l’on soit du côté zone industrielle et les rues sont vides : on n’ose pas trop s’aventurer…
Il est vrai que le bateau est à la fois source de liberté et à la fois très limitatif : on ne peut pas mettre l’ancre n’importe où et si on est loin du centre, on se sent un peu coincé… On a pas de voiture et c’est vrai que ça manque parfois. On n’a jamais autant marché que depuis que l’on fait de la voile…
Et vu que ce n’est qu’une étape de passage, on n’a pas envie de trop chercher.
A noter que l’on assiste à une belle éclipse de lune…
On reste un jour de plus pour bien sûr faire travailler les petits qui n’ont franchement pas envie de travailler en navigation.
EN ROUTE POUR VITORIA
Lundi 5 mars
Départ à 7 heures pour Vitoria à 360 miles d’Ilheus. Ca représente une navigation de 3 jours et deux nuits. J’avais préparé les repas d’avance car la navigation au près ne permet pas de faire grand chose dans le bateau : on est un peu en survie et tout mouvement demande un effort certain. Au près, on ne met pas la table par exemple : on mange tous dans le même plat. Ca évite une vaisselle et des renversages à répétition. Mais finalement, l’océan a été clément avec nous et nous a permis de naviguer au vent de travers : le grand luxe avec un bateau peu gîté et très confortable et qui avance bien avec des pointes à plus de neuf nœuds…
On a beaucoup lu. Merci Véro pour tes livres : je viens d’en dévorer encore un de plus…
Axel dévore Harry Potter et Luc aussi d’ailleurs. Laurine et Malaurie font de même et la vie à bord est d’un calme…On trouve quand même le temps long : je crois que l’on avait perdu l’habitude de naviguer car ce n’est que le dernier jour ou on a trouvé la journée courte. On a baigné Axel et Malaurie attachés au bateau en pleine navigation dans un bel océan bleu et à une eau à plus de 27°. D’ailleurs, il est à noter que l’on souffre réellement de la chaleur dans le bateau en navigation . On n’ose plus ouvrir les hublots du bateau. On s’en encore pris une vague qui a inondée d’eau salée tout notre matelas. Du coup, on a scouaté la cabine d’Axel et viré Axel dans la cabine avec Laurine.
Dès qu’une vague entre, il faut tout passer à l’eau douce et rincer les affaires et lever les plancher : c’est vraiment une vrai punition en navigation alors, on a pris la décision de ne plus ouvrir. Il est vrai que l’on peut rester des heures sans se prendre de vague mais il suffit d’une et tout est à refaire. Alors, dans le carré, on a en permanence 34° au minimum sans un brin d’air. Pour nous, c’est une épreuve mais pour tous les instruments aussi et on entend leur ventilateur tourner, tourner… Et on pense : combien de temps vont-ils pouvoir supporter une telle chaleur ?
VITORIA 1
Mercredi 7 mars
C’est vers 20H15 que l’on arrive à Vitoria. C’est la capitale de « l’esprit saint » un Etat du Brésil. On passe devant plein de tanker alors que cela faisait des miles et des miles que l’on ne voyait pas grand nombre de bateaux. Il y a que peu de bateaux de pêche. Les Brésilien sont beaucoup moins pêcheur que les Sénégalais, il n’y a pas de doute. C’est vrai que la viande à l’air de faire partie intégrante de la nourriture quotidienne avec les feijolas (faillots de chez nous).
Bon, il est tard pour faire une entrée dans le petit port de Vitoria. Par sécurité, on préfère se mettre à l’ancre à l’entrée du port. Par sécurité car sur nos différentes cartes électroniques, il n’y a pas beaucoup d’eau pour rentrer avec à des endroits à seulement 0, 60 mètres d’eau. Je vous rappelle qu’il nous faut au moins 1,90 mètres sous quille pour passer.
Luc ira en annexe préparer le terrain demain pour nous assurer que l’on peut rentrer. Pendant ce temps, les petits pourront travailler… 
VITORIA 2
Jeudi 8 mars
On est drôlement bien dans ce petit port au cœur de la ville de Vitoria. L’accueil a été excellent. Pour la modique somme de 2 euros par jour et par personne, on a le droit à toutes les commodités. L’eau et l’électricité bien sûr mais aussi une superbe piscine, sauna, douche… On se croirait en vacances !!! Mais non, je vous rassure, on travaille bien tous les matins au minimum. Le seul point noir est que le port n’est pas WIFI.
Pour notre première journée dans cette ville qui nous paraît être bien prospère (il faut voir les beaux immeubles avec entrées en marbre, jardins d’intérieurs, double portes gardées...) on a été vraiment énormément surpris de voir qu’ici le Brésiliens ne ressemblent pas du tout à ceux de Salvador… C’eux de Salvador sont souvent foncés de peau, eh bien ici, il sont comme nous voir encore plus blancs que nous… Par moment, on se croirait même en France. Il y a un certain nombre de peugeot, encore pas mal de coccinelles…
Pour moi le Brésil était un peu comme un pays en retard. Eh bien, c’est complètement faux. On sent réellement un dynamisme économique. 
La seule grosse et énorme différence avec nous est surtout liée à la construction des différentes couches sociales. Ici, soit on est très riche, soit on est très pauvre. Et les riches ne se mélangent pas avec les pauvres …
En France, heureusement, il y a une classe moyenne avec des plus et des moins et tout le monde se parle et se cotoie.
La prochaine mise à jour du blog se fera sûrement de Rio. Je reconnais avoir tenté d’inciter Luc à rester quelque temps ici pour ne plus à avoir à naviguer de trop. Il est à savoir que l’on descend et qu’il va tout falloir tout remonter dans le sens contraire avec de grande chance d’être au près et d’être aussi au moteur.
Mais ce n’est pas possible. Arriver à 500 kms de Rio et ne pas y aller n’est pas envisageable. De plus, on vient de rencontrer des allemands qui viennent de Parati, Ilha Grandé et qui nous ont dit que s’était obligatoire d’y aller tellement c’est beau et que les gens sont gentils.
Mais ici aussi les gens sont gentils. Par exemple, après notre repas au Mac Do (Laurine n’avait pas mangé de Mac Do depuis Ibiza et était en manque) on se promenait à la recheche d’un magasin pour faire les courses. On se retrouve dans un centre shopping assez important mais à parts des coiffeurs, esthéticiennes et agences de tourismes, on ne trouve rien d’autre. On demande au hasard à deux dames bien distinguées ou on peut trouver un cyber et faire des courses. Eh bien, sans plus réfléchir, elles nous emmènent chacune dans leur voiture (eh oui, on est 5 et ce n’est pas toujours pratique en voiture car il faut deux voitures) au magasin pour que l’on puisse faire nos courses. Elles voulaient même nous attendre pour nous ramener à la marina après mais on a refusé (on était qu’à ¼ d’heure ou ½ heure à pied du port). Elles nous ont aussi expliqué où il y avait un cyber mais bien entendu on a rien compris et on a quand même dit sim, sim pour faire croire que l’on avait compris.
jeudi 15 mars 2007
ARRIVEE A RIO
mercredi 14 mars 2007
Nous voilà à Rio : très très grande ville avec dans les 12 millions d’habitants. La navigation de Vitoria à ici s’est super bien passée avec du bon vent de travers et arrière comme on aurait rêvé dans avoir en traversée. On apprécie d’autant plus que tout le monde nous avait dit que pour descendre, on risquait bien de ne pas avoir de vent ou de l’avoir dans le nez…
Bon, au niveau des ports à Rio, ce n’est pas terrible du tout : c’est pourquoi on ne va pas rester très longtemps. Ici, on est au centre de la ville entre le Corcovado (Le célèbre Jésus qui domine toute la baie)
et le pain de sucre (célèbre rocher en forme de pain de sucre).
On ne serait pas mal mais le port ne veut pas de nous : c’est réservé aux adhérents du club. Il faut avouer que le club ne s’adresse qu’à une élite et que nous les vrais voileux, on n’est pas à la hauteur en ce qui concerne le porte feuille.
Après nous être fait refoulés, nous voilà repartis pour le port Gloria 2 miles plus loin. On se fait une belle entrée au port et on réussit à demander une place. On nous fait mettre à un ponton d’attente et on nous envoie d’abord à l’administration. Et là, oh surprise, avant même de nous demander passeport et papiers du bateau, on nous demande la taille du bateau et on nous indique fort gentiment que c’est 150 reals jours. A noter qu’à Salvador, le tarif était de 30 réals jour.
Bon, pas besoin de se concerter avec Luc, on refuse et nous revoilà partis mais pour où ?
Il n’y a pas d’autre endroit à Rio et on est obligés de faire l’entrée administrative dans l’Etat ici à Rio… Je dis à Luc, on retourne au premier port, tu as du mal comprendre (ce qui est fort possible avec le Brésilien), ce n‘est pas possible qu’il n’y ait pas de solutions pour s’arrêter à Rio. Et en passant, on retrouve un « bat ami » de Salvador. On se remet au mouillage et Luc va à la pêche aux infos. Et bien, il avait bien compris : ils ne veulent pas de nous. Alors pour pouvoir rester un peu, la solution est de dire que l’on a un problème technique et que l’on ne peut pas repartir.
Après, il faut gérer et ne pas se faire mettre dehors. On a donc réussi à obtenir 2 jours de passage, on restera sûrement deux jours supplémentaires mais on ne pourra pas aller au delà…
Ca nous permettra de nous mettre en règle avec le pays dans un premier temps. A noter qu’il faut faire une entrée et une sortie à la police fédérale pour l’immigration et à la police maritime à chaque fois que l’on change de région dans le Brésil même et il y a un paquet de régions… On va donc se faire une journée CENTRO (centre ville) avec plaisir et essayé de trouver les administrations. On a acheté une carte car c’est indispensable.
Au Brésil, c’est assez difficile de prendre le bus. C’est vrai que c’est mieux qu’au Sénégal car il n’y avait pas d’arrêt de bus. Là, il y a des arrêts mais il n’y a aucune ligne de bus ou numéro de bus d’indiqué. C’est donc au hasard que l’on se pose et on attend. A l’intérieur des bus, il n’y a rien d’indiqué : on ne sais jamais là où l’on est et quels sont les arrêts. Et les chauffeurs roulent comme des fous, à la vie à la mort. Même en virage, s’ils peuvent ne pas ralentir c’est beaucoup mieux… On peut toujours demander notre chemin ou notre arrêt mais on a tellement de chance de ne pas comprendre que c’est relativement difficile de se déplacer : rien ne vaut un bon plan pour avoir une belle autonomie…
Que dire des Brésiliens ici. Premièrement, ils sont blancs (contrairement à Salvador où la population était bien noire) pour la plus grande majorité. On a l’impression d’être non pas en Espagne, ni même en Italie mais en France voir encore plus nord. Ils sont plus clairs que nous. Et les Brésiliennes, toujours pas canon…, bien plus grassouillettes que les européennes… pour la plupart…
Deuxièmement, ils ne sont pas du tout gracieux. Est ce la ville qui veut ça ? Possible. Mais dès que l’on demande quelques choses, leur visage se transforme et devient sympathique et ils font tout pour nous aider …
Après avoir bien tourné dans les ports de Rio, on a pu constater que le seul autre bateau français est le « bat ami » informateur (homme seul à bord). Les enfants n’auront donc pas de copains et copines sur cette étape. On ne pourra malheureusement pas faire de fête pour l’anniversaire de Malaurie. Le 16 mars, elle aura 7 ans. On fêtera son anniversaire au mois de mai à notre retour provisoire en France.
vendredi 23 mars 2007
DE RIO A PARATY
jeudi 22 mars 2007
Bon, avec quelque jours de passés, on peut dire que l’étape de Rio n’a pas été terrible du tout.
On a eu un gros soucis au YATCH CLUB que l’on est pas prêt d’oublier et on leur en veut encore. … Mais avant d’attaquer le SUJET, je vous raconte notre cours séjour à Rio.
Bon, OK, Rio est une grande ville et peut-être que la différence est trop grande avec l’océan et que l’on perd le bon jugement. Mais vraiment, j’ai trouvé cette étape pas terrible du tout.
La ville, le monde, les bus et les voitures qui roulent comme des fous, la pollution…
Enfin, je crois que rien que le bruit m’agaçait fortement et me gachait tout le plaisir de découvrir cette ville. On a mis un certain temps à atteindre les quelques rues piétonnes plus calmes au niveau de la circulation automobile (que je n’ai pas trouvées terribles aussi d’ailleurs : rien d’extraordinaire à acheter).
On commence à regarder pour ramener des cadeaux en France mais vraiment, il n’y a rien que l’on ne trouve en France. Il a fallu marcher, marcher et encore marcher pour arriver à faire les papiers pour rentrer dans la région de Rio. La chaleur, le bruit et les kilomètres nous ont tous fait perdre le sourire. Le seul réel agrément de la journée, ça a été la visite du musée naval à la capitainerie de Rio ou l’on devait faire les papiers. Après avoir attendu plus d’une heure, en pleine chaleur, un papier et un coup de tampon nous autorisant à rester dans l’état de Rio, on n’avait tous qu’une envie, c’était de rentrer au bateau…
Mais, on était dans le musée alors, reprenant un brin de courage, on a visité et on n’a pas regretté. On a pu rentrer dans un superbe sous-marin à la retraite,
un bel hélicoptère qui servait aux médecins militaires et au musée où on a pu découvrir de beaux spécimens de bateaux et de trésors récupérés au fond de l’océan…
Après la visite, on décidait tous de rentrer en taxi. L’envie de chercher le bon bus et de remarcher encore n’était vraiment pas au rendez vous. Et là, encore, surpris de voir que les taxis nous refusaient parce que nous étions 5. Jusqu’à présent, personne depuis que nous avions quitté l’Europe nous avait fait de difficultés…
Nous avions tous le moral dans les chaussettes et finalement un « gentil » taxi a accepté de nous ramener à la marina. Ouf et nous avons pu rentrer sans problème dans ce YATCH Club très sélect il faut le dire.
D’ailleurs, une fois dans la marina pour se délasser un peu, Axel et Malaurie voulait aller à la piscine du YATCH CLUB, Luc voulait profiter d’internet et Laurine et moi rentrer au bateau pour nous reposer. J’ai effectivement attrapé un espèce de grippe angine tropicale pas très sympa mais que j’ai réussi à chasser à coup de dolipranne. Laurine nous a fait une rechute d’infection urinaire (je pense qu’elle ne buvait pas assez d’eau entre autre) que nous avons pu traiter de nouveau avec nos médicaments du bord après avoir pu joindre le SAMU de Toulouse et avis d’un médecin français.
Pour ce qui est de la piscine, cela a été toute une histoire pour y rentrer et surtout cela a pris une heure.
Attendez ! Il a fallu que Luc et les petits aillent passer une visite médicale pour être autorisé à se baigner. Dans la marina, il y a un médecin à poste qui ne s’occupe que de cela. Il a regardé le dessus et le dessous des mains, le dessus et le dessous des pieds et il a validé l’autorisation de piscine. Enfin, les petits allaient pouvoir se baigner… Mais là encore, difficulté…
Luc n’avait pas l’intention de rester à les regarder se baigner. Les deux nagent suffisamment bien, surtout en piscine pour rester sans Luc. Alors là, Luc a failli faire exploser le gars qui s’occupait d’eux. Celui-ci a trouvé une solution palliative : il a missionné un salarié pour surveiller les deux petits pendant la piscine. Cela a d’ailleurs fortement agacé Malaurie. Enfin bon, Luc a enfin pu traiter nos divers mails.
Le lendemain, on a choisi une étape soft en marche (eh oui, c’est dure d’être à pied et touriste).
Le « gentil » taxi de la veille nous avait proposé de nous emmener au Corcovado pour 140 réals absolument tout compris.
Visite sympa mais vraiment 100 % touriste. On était content, on a entendu parler au moins 5 fois Français… La vue était superbe avec le célèbre stade de Maracana, la baie, la ville…
Mais de retour, la douche froide :
Premièrement, le taxi nous avait déjà majoré de 20 réals car il nous avait fait payer les entrées pour la visite du Jésus. Luc a rien pu faire…Bon… Se faire arnaquer de 20 réals, ça énerve mais ce n’est pas trop grave…
Deuxièmement, le garde nous interdit le passage dans la marina…
Il nous a fallu plus d’une heure pour arriver à rentrer !!!!
Le gardien qui parlait un anglais moyen, moyen, nous un brésilien poco de poco, une horreur pour s’entendre.
On s’est absolument senti traité comme des malpropres.
C’est vrai que le YATCH CLUB est très très chic et être membre n’est pas autorisé à tout le monde. Je pense que la moyenne d’âge des adhérents est d’au moins 65 ans et que le costard, cravate (même en pleine chaleur) est de mise obligatoire… Il fallait voir cette panoplie de chapeaux pour ces dames…
Je pense que l’on n’était pas à la hauteur. Entre temps, le « bat ami » qui nous avait donné le tuyau pour rester une peu à la marina s’est aussi trouvé bloqué à ne plus pouvoir rentrer dans la marina et surtout, comme nous , ne plus pouvoir rejoindre son bateau.
On était vraiment dans une impasse et que faire. Notre seul souhait était de retourner à notre bord et de partir de cette marina…
Le gardien ne voulait pas croire que l’on était les propriétaire des bateaux. Le pire, c’est qu’il nous a amusé pendant un bon moment en nous disant d’attendre, qu’un responsable allait venir… Et on attendait, et on attendait et personne ne venait…
C’est vrai que l’on savait que la maria ne voulait pas de nous mais personne n’a le droit de refuser un bateau en panne… et on avait l’autorisation de rester jusqu’au 16.
Bon, là, je n’en peut plus. L’autre »bat ami » s’impatiente aussi et j’ai peur qu’il n’aggrave la situation… Il veut aller chercher la police.
Moi, je pense que ce n’est peut-être pas la solution… Mais, on commence vraiment à en avoir assez. Alors, de nouveaux palabres mixtes anglais/brésilien et notre cher gardien regarde tout à coup un papier. Je reconnais ce papier, c’est celui que j’avais moi-même rempli (Luc nous avait envoyé Laurine et moi pour avoir plus de chance au niveau de ces messieurs de la marina pour faire notre entrée).
Et là, d’un coup, l’entrée nous a été autorisée.
Ouf !!! Raz le bol… Faim, soif, envie d’aller aux toilettes, enfin tous les indispensables essentiels qui manquent d’un coup quand on ne peut pas faire ce que l’on veut…
Quel bonheur de pouvoir rentrer dans notre petit Xiloa… Et vite, on a qu’une envie : quitter cette marina fort peu accueillante… Ou je pense, le portier a voulu seulement faire un peu de zèle…
Mais c’est vrai que l’on ne sent pas grand chose quand on est loin de chez soi…
Et on a vite fuit pour aller sur Ilha Grande.
On vous laisse juger les « belles plages » de Copacabana. Il y a la plage, la route, les immeubles et magasins à touristes…
Bon, Rio, pas pour nous…
Par contre, Ilha Grande, là, vraiment de superbes îles. C’est la paradis des bateaux avec des mouillages fantastiques. Et là, on en profite . C’est vraiment très beau au niveau de la végétation, du coin, du sable…
Saco de ceu est notre première étape.
On est resté tout l’après-midi (hé oui, cned tous les matins) à faire planche, masque tuba pour voir d’exceptionnelles étoiles de mers, poissons… Laurine est de loin la plus accro au fond sous-marin. C’est sympa de plonger au milieu de poissons variés, ce qui est parfois moins agréable, c’est qu l’on a toujours crainte de poser pied (on ne pose d’ailleurs pas pied) sur un oursin ou de croiser un serpent d’eau ou une sale bête…
J’ai vu le plus beau restau de toute ma vie : le cadre incroyable. Malheureusement, Luc n’a pas pu prendre de photos vu qu’il était dans l’eau. Je garderai donc ces images dans ma tête.
On est aussi descendu à terre, on avait besoin de pain. On a emprunté un superbe chemin dans une luxuriante végétation, on y a rencontré une très belle araignée
et Malaurie a eu un contact fort désagréable avec des fourmis rouges. Dommage, les photos n’ont pas réussies mais je peux vous dire que c’étaient de très beaux spécimens de 1,5 cms avec une tête énorme. Juste une petite morsure et Malaurie a eu son petit orteil en sang…
Je reconnais que l’on est toujours un peu inquiet de se promener en pleine nature : on ne sait jamais vraiment quelle genre de rencontre on peut faire…
Angra dos reis est une étape où à Rio, la police nous a dit de refaire des papiers. Comme on veut être en règle, on s’arrête dans cette charmante petite ville (malheureusement encadrée de deux plate forme pétrolière). Mais là, encore une fois, on ne trouve pas de place pour s’arrêter comme on aimerait… C’est plus facile de garer une voiture qu’un bateau et à part à Salvador de Bahia, je peux dire qu’il n’y a pas beaucoup de navigateur comme nous dans ces eaux Brésiliennes… Alors galère encore pour rechercher où se poser !!! Au port, les prix commencent à 500 réals soient 140 euros jours : hors de question…
Luc arrive à négocier à 300 réals mais cela reste trop.
Il y a bien un mouillage organisé mais c’est à l’autre bout de la ville : pas pratique.
On jette donc l’ancre au milieu du port de pêche. On attend un peu pour voir et comme personne nous met dehors, on reste mais on n’est pas bien du tout…
On se dépêche vite de descendre en annexe à terre pour faire nous formalités d’entrée comme à Rio ils nous avaient dits. Eh, là, horreur, on comprend que l’on vient de perdre une journée pour faire ces papiers alors que ce n’était pas la peine.
On a bien compris que les Brésiliens aiment et abusent du papier. Et que c’est bon, ce coup ci est le dernier et que l’on va essayer de mieux se renseigner à l’avenir car les formalités, on en a par dessus la tête…
On lève l’ancre et on file à Ilha da Gipoia. Bien sûr, on arrive de nuit et on jette l’ancre un peu loin. On préfère ne pas prendre de risque ici, où il y a vraiment plein d’îles de rochers à fleur d’eau qui peuvent être dangereux pour nous.
Ce n’est donc que le matin, au réveil que l’on découvre enfin ces îles idylliques faites de sable blanc, cocotiers à profusion, eau claire…
Après le cned, la baignade est encore divine.
On se retrouve dans ce mouillage parfait avec un autre bateau à moteur que l’on avait vu à Ilha Grande. Son propriétaire nous invite à son bord pour l’apéritif le soir dans un mouillage un peu plus loin où on est mieux protégé pour y passer la nuit.
Et là, on vient nous chercher en annexe avec un homme d’équipage pour nous emmener dans ce beau Yatch : Huinca II A bord, on retrouve 8 personnes de 60 ans et plus avec qui nous avons partagé un très agréable moment.
C’était, pour la plupart des Argentins qui passaient des vacances au Brésil et qui avaient tous un pied à terre en France. On a d’ailleurs que parlé Français : très agréable de se faire servir par un maître d’hôtel et de déguster de petits poulpes frits que le cuisinier du bord venait juste de faire frire… Nous avons visité le bateau : superbe, superbe, superbe…
En partant, ils nous ont offert un bouteille de champagne Veuve Cliquot.
Il est à noter que le champagne à bord est à disposition en permanence dans le seau à Champagne.
Un petit détail qui m’a marqué. Les coupes de champagne ont toutes un petit tour en papier sur le pied pour éviter que la condensation due à la chaleur ne mouille.
Au petit matin, on a pris la direction de Paraty.
Enfin… C’est notre but le plus sud du Brésil. Et on a besoin de se poser un peu.
Depuis Salvador, on n’a pas rencontré de bateaux avec des enfants. Et on espère bien qu’à Paraty, il y aura des enfants.
La navigation se passe au moteur( il n’y a plus de vent) et on slalome entre pleins d’île.
On espère trouvé un petit port sympa dans le village même.
Et bien, vous aurez la suite plus tard…
vendredi 30 mars 2007
PARATY
mercredi 28 mars 2007
Alors, comme petit port sympa, ce n’est pas vraiment ce que l’on avait prévu…
On est loin du village. Le port se résume à deux pontons où ils y a pas mal de lanchas (bateaux locaux de touristes). Fort heureusement, il y a deux autres bateaux français, très sympas qui connaissent bien les lieux et sont de bons conseils.
Par exemple, on souhaitait se mettre au port mais la première réponse que l’on a eue était négative : pas de place. C’est avec l’appui du « bat ami » aspirine (Françoise est médecin et son mari Charles en forment l’équipage) que l’on a réussi à obtenir une place. 
Du coup, on a l’eau et l’électricité à volonté. Mais il faut monter une côte d’un kilomètre avant d’atteindre la route principale et d’essayer d’attraper un bus pour aller à Paraty.
Notre première escapade sur Paraty a été mouvementée. Déjà, il faut accepter le fait qu’il n’y ai pas d’arrêt de bus définis et qu’il n’y ai pas beaucoup de bus. Bon, il faut peut-être aussi dire que l’on n’est pas tellement bus.
Une fois que l’on a le bus, on descend un peu au hasard. Fort heureusement, le village de Paraty n’est pas très étendu et on se repère facilement.
On passe une très agréable journée à se promener dans ce superbe village. On apprécie le restaurant et le glacier au kilos.
Au Brésil, je vous rappelle que ça ne vaut pas le coup de cuisiner. Ici, le restaurant au kilo que l’on a choisi est à 19, 90 réals du kilo c’est à dire à 7, 39 € du kilo. Et c’est un bon restaurant au kilo. Bonjour les kilos que l’on a pris : il faudra faire du sport…
Le village est très coloré et très agréable. La vielle ville est piétonne. Les boutiques sont pleines d’objets divers et variés. On sent que l’économie est basée sur le tourisme.
Après une ballade à travers la ville, on doit quand même penser au ravitaillement. Eh oui, on n’échappe pas à la corvée des courses.
On trouve une grande surface digne de ce nom, on fait nos courses et on veut rentrer à la maison (au bateau, en fait). On attend gentiment le bus pour rentrer quand il commence à pleuvoir. A noter qu’ici, quand il se met à pleuvoir, ce n’est pas pour rien.
Donc bien trempé, on attend, on attend… Jusqu’au moment où Luc attaque une danse limite indienne. Bizarre, bizarre car ceux qui connaisse bien Luc savent qu’ il connaît et apprécie beaucoup de choses mais malheureusement très peu la danse. Il arrive même si bien à sauter qu’il en fait sortir des œufs du sac à commissions et les casse sur la route. On se demande bien ce qui lui arrive. En fait, il venait de se faire piquer par une charmante guêpe noire locale.
Sachant qu’il est allergique aux guêpes françaises, on commence tous à être inquiet (il faut vite rentrer au cas où l’allergie se déclarerait) : le bus n’arrive toujours pas et il pleut toujours et on commence vraiment à être pressés… et trempés…
Et enfin, LE voilà… On monte dans un bus bondé, on se tient comme on peut car le chauffeur roule à le Brésilienne à la vie à la mort sans ralentir dans les virages.
Mais voilà, là on voulait s’arrêter, lui ne s’arrête pas. Luc a bien demandé l’arrêt au bouton mais comme il n’existe pas d’arrêt, le chauffeur continue, continue sans s’arrêter… Et il pleut toujours… Finalement, il s’arrête et on peut enfin rentrer à bon port après encore une jolie marche forcée sous pluie diluvienne. Et, et Luc finalement n’est pas allergique aux guêpes blacks et c’est tant mieux.
Car le lendemain, c’est mon tour de goûter à la guêpe… Et je ne suis pas allergique…
Notre vie quotidienne est bien agréable. Le matin, on fait l’école puis on file à Paraty pour manger, faire un tour et on revient vers 17 heures pour aller jouer à la plage.
On a trouvé la solution plus agréable pour aller à Paraty : en annexe. Il nous faut une bonne dizaines de minutes pour traverser la baie et on laisse l’annexe au ponton. A priori, il n’y a pas de vols.
Le fait d’avoir depuis quelques jours un rythme régulier est bien pour le travail des enfants.
J’ai passé un moment très agréable à faire musique d’abord avec Malaurie et après avec Axel sur le pont du bateau, à l’ombre et avec une vue sur la baie. Je crois que l’on peut appeler ça un moment de paix
On a été visiter des cachoeras (cascades), belles mais quand même beaucoup moins belles qu’à la Chapada Diamantina.
On avait loué une superbe coccinelle jaune locale que l’on a bien entendu appelée Choupette malgré qu’elle n’ai pas le numéro 53.
Cela a été un grand moment. Luc a mécaniqué de suite un peu : elle tournait sur trois cylindres, le dernier anti parasite était cassé. Et c’est sans surprise que mon Luc Giver l’a bricolée et remise en fonctionnement.
Ce n’est qu’au bout d’un kilomètre que l’on a perdu la vitre du phare. C’est au bout de deux kilomètres que la poignée d’ouverture de porte m’est tombée sur les genoux. Le klaxonne, le compteur ne fonctionnait pas du tout. La boite marchait de manière aléatoire. Les ceintures n’étaient pas fixées, etc, etc mais que de bons moments en sa compagnie… J’avais même le privilège de voir la route défilée sous mes pieds…
On a voulu rejoindre le village qui semblait important de Cunhia et qui était à une vingtaine de kilomètres de là où on était.
On a donc emprunté une petit route goudronnée mais très rapidement, on s’est retrouvés sur une piste complètement défoncée.
Je crois que l’on avait un peu oublié que l’on était au Brésil. Notre pauvre coccinelle en a bavé mais elle nous a courageusement mené au bout de la piste. On était fatigué rien que de faire de la voiture : il fallait voir les ornières à passer et la majeure partie du temps en première… Les bas côtés étaient parsemés d’impatiences sauvages de toutes les couleurs et d’une végétation luxuriante…
Arrivés au bout de la piste, on a fait demi tour car on ne voulait pas se faire la descente de nuit (vue l’état de la piste et de la voiture inadaptée. Cela aurait été un vrai bonheur en 4X4 ou en moto TT).
Malaurie en gardera un souvenir (cicatrice) de ces cascades : elle s’est ouverte le menton sur un rocher lors d’une descente tobogan.
C’est Françoise qui lui a mis des strips le lendemain pour rapprocher les chairs. Elle est donc privée de baignade pour 4 jours et c’est très difficile. Et avec la chaleur locale, les pansements, aussi bon soient t’ils ne veulent pas tenir : because la transpiration…
Les jours passent donc tranquillement. Toute la famille apprécie de se poser un peu.
Je crois et j’ai prévenu Luc que je préfère une étape de navigation même longue et de m’arrêter plusieurs jours quelques parts sans bouger.
Quand on ne reste que un jour ou deux quelque part, il faut tout de suite un temps certain pour comprendre comment la vie fonctionne à cette étape. Chercher la boulangerie peut occuper plusieurs heures…
Tandis que quand on se pose, on a le plaisir d’aller plusieurs fois au même endroit et d’apprécier différentes choses.
On a eu une journée de vacances complète c’est à dire sans les enfants. Il faut dire que cela fait du bien. Cela fait 7 mois que l’on est parti et c’est la première journée ou on est sans enfants. Bonheur, que ça fait du bien.
C’est un « bat ami » Shadoco qui les a pris en charge. 
Merci encore à eux.
On en a profité pour aller faire notre première plongée bouteille.
Après, une heure de préparation matériel, une heure de navigation en plein soleil en annexe pour sortir de la baie de Paraty et trouver une eau plus claire, nous voilà donc arrivés dans une belle baie avec rochers à droite, plage sable blanc et cocotiers en face (un classique ici)...
Pour tout dire, cela fait deux ans que je n’avais pas plongé bouteille et j’appréhendais un peu. Mais bon, fierté oblige, je saute de l’annexe, enfile ma stab-bouteille, met ma ceinture tant bien que mal, plutôt mal d’ailleurs.
Luc m’envoie donc vers des rochers pour mieux la mettre. Mais là, d’un coup, je me suis dégonflée. L’eau qui est chaude ne demande pas de combinaison de plongée. Alors, quand vous êtes dans l’eau, dans un endroit que vous ne connaissez pas et qu’il y a des choses inconnues qui vous touchent, eh bien, eh bien, après deux ou trois cris aigus de frousse, j’abandonne.
Plonger en France en piscine puis en Méditerranée dans un endroit connu n’a rien à voir que de plonger ici, n’importe où juste avec Luc qui lui, bien entendu n’a aucun soucis pour plonger.
C’est donc finalement en sa compagnie et avec l’aide d’un deuxième détendeur que Luc m’a pris en charge. Oh, on est bien descendu à 3 mètres !!! Mais bien entendu, je n’arrivais pas bien à décompresser et j’avais mal aux oreilles.
En plus, les fonds marins ressemblaient à ceux que j’avais vu lors d’un précédant mouillage à Ilha Grande : splendides étoiles de mer, oursins, poissons multicolors et un poisson que j’appellerai poisson-papillon. Il est très vilain et ressemble vaguement à un poisson préhistorique, tout gris et très anguleux ; d’un coup, quand il déplie ses nageoires, on dirait des ailes de papillon avec des couleurs d’un bleu fantastique.
Après cette plonge, on a déjeuné en tête à tête pied dans le sable… La vie est belle…
Le gros point noir de cette étape à Paraty, c’est le manque d’enfants et de jeunes à bord des bateaux. Il n’y en a aucun. De plus, on n’est loin des maisons.
On a bien aperçu une petite fille Brésilienne pas très loin mais elle ne sort jamais de sa maison. Il est à noter que les Brésiliens ne savent en général pas très bien nager. Ils ont souvent une frite avec eux, adultes et enfants.
De ce fait là, on ne va pas trop prolonger notre séjour ici. Ce week-end, on attend des amis Brésiliens que l’on va emmener en bateau pour découvrir de nouvelles îles.
Il faut dire qu’il y en a à profusion ici et que c’est le paradis pour les bateaux.
On partira sans doute mercredi prochain. Il nous reste un ou deux village à visiter à terre.
C’est vrai que l’on est très bien ici mais on n’arrive pas à se lier à la population qui est habituée au tourisme. Il manque donc d’authenticité dans les relations. Alors du coup, on préfère se faire des îles paradisiaques et aller à la rencontre des tortues. On en a aperçu deux pour le moment mais très rapidement. On espère faire mieux.
On est sûre d’en voir plusieurs et en principe de nager avec dans les îles des Abrolos lors de notre retour à Salvador.
Pour notre retour, on a prévu de s’arrêter à Angra dos Reis pour renouveler notre visa de 3 mois (on ne veut pas être clandestin) mais les papiers au Brésil, c’est quelque chose.
On fera notre renouvellement vers le 15 avril puis après direction de Buzios, très célèbre ici car Brigitte Bardot y a été il y a une trentaine d’années. C’est en principe le St Tropez du Brésil. Après donc les Abrolos où la, c’est une réserve et les îles ne sont quasiment pas habitées puis retour à Salvador avec peut-être une escale à Ihleus pour pouvoir dormir sans faire de quart de nuit..
Juste un petit soucis pour le moment : nos billets d’avion pour notre retour en France ne sont pas arrivés comme on l’avait demandés au Cenab, port de Salvador. Le débit du prix des billets est bien passé. Après renseignement, nos billets sont bien partis le 28 février, il y a donc problème. On va suivre tout ça de près.
Le Paratii 2. Goelette alu d'expéditions polaires il mesure environ 30 m x 7 m et le pont est 2m au dessus de l'eau. Le gréement aerorig est peu répendu.










































