vendredi 2 novembre 2007
TORTUGA 2
Oui, oui, nous avons mangé de la langouste grâce à Cyril de Dancing Brave. Nous nous sommes vraiment régalés. Cyril vient de passer quelques mois sur le Vénez et se défend bien à la chasse. Mes hommes, eux, sont revenus bredouilles. Luc a fait tirer Axel une fois quand même pour le fun du harpon. Mais il ne faut pas croire que la pêche sous-marine est chose facile. D'une part, il y a beaucoup de vent depuis que nous sommes arrivés et cela crée de la houle et les fond sont chargés de sable. La visibilité en est donc réduite. D'autre part, il faut avoir l'œil pour les repérer ces braves bêtes car elles aiment bien se cacher dans les rochers. Ils n'ont pas dit leur dernier mot mes pêcheurs et surtout Axel qui échappe à l'école pendant ce temps. Nos journée passent tranquillement, avec toujours le même petit rythme : école le matin, repas puis baignade.
Après 16 heures, c'est l'heure de descendre à terre de manière à vite revenir au bateau avant la ruée des moustiques. Pour tout avouer, certains jours, nous ne descendons même pas à terre. Les enfants n'ont pas envie et nous non plus. Je peux dire, que peu à peu, nous rentrons dans le rang de la plupart des bateaux de voyage. C'est malheureux de le dire mais pour être honnête, beaucoup de navigateurs naviguent de pays en pays et ne descendent que le minimum à terre. Pourquoi ??? C'est une grande question ??? Je vais essayer de vous expliquer mon sentiment personnel et qui n'engage que moi. Pour ce qui est de Tortuga, l'île est superbe, aucune doute la dessus. Mais que de beauté pour quoi faire ? Se faire bronzer ? Marcher en plein soleil ? Voir trois toits de pêcheurs
qui sont moins bien bâtis que nos cabanes de jardin… Et bien, non, ce programme ne me plait guère. Surtout que je viens encore de me faire brûler les lèvres par le soleil. Alors, nous restons à bord et bricolons, mangeons et discutons et partageons de bons moments avec the dancing brave's family. Mais l'activité physique manque et nous engraissons. Du coup, je pense à la Martinique de plus en plus et à notre retour.
J'ai besoin de programmer l'avenir et je reconnais que j'ai de nouveau l'envie de travailler, d'avoir des buts et activités plus constructives. Demain, nous quittons ce beau mouillage pour retourner sur Margarita pour caréner Xiloa. Après, nous ferons un petit stop aux Testigos pour nous arrêter plus longtemps à Grenade où la pêche est autorisée.
mardi 13 novembre 2007
Carenage à Chacachacare
dimanche 11 novembre 2007
Nous sommes restés au chantier du lundi au jeudi.
Tout c'est bien passé. Xiloa a 2,5 couches d'antifouling noir maintenant. Je reconnais que vu les prix et la chaleur, nous avons fait les fainéants et payé pour le travail. Le soir, nous passions d'agréables soirées chez Toutcho qui nous faisais un repas à 5 euros pour 4. sans les boissons. Vendredi, nous avons fait les formalités de sortie du Vénez et les courses pour changer.
mercredi 14 novembre 2007
LOS TESTIGOS
lundi 12 novembre 2007
C'est donc dimanche matin, après avoir attendu le livreur de gasoil plus de deux heures que nous avons mis les voiles pour rejoindre les Testigos. Nous n'avions pas une longue nav, juste 50 miles mais au près serré encore une fois. Pas terrible, avec une houle de plus de 4 mètres par moment. Et là, je me dis mais qu'est ce que je fais ici : passer sa journée à tirer des bords parce que faire une ligne droite n'est pas possible ( nous avons fait 19 miles de plus que prévu), être gîté bien comme il le faut, arrosé bien comme il faut jusqu'à l'arrière dans le cockpit, ne rien pouvoir faire à part rester allongé pour ne pas avoir le mal de mer et pour finir arriver de nuit dans un endroit inconnu, au milieu de nul part où l'on ne distingue rien à quelques mètres car c'est une nuit sans lune. Nous avons quand même bien marché car nous avons eu le plaisir d'arriver premier devant deux catamarans partis avant nous. Mais il est à noter que le près est la seule allure favorable où le monocoque est plus performant. Ce n'est qu'au petit matin, après une nuit bien rouleuse, que nous avons eu la joie de découvrir cette île que je qualifierai encore plus belle que carte postale…
Quelques cocotiers mais pas trop, placés ici et là, une belle plage de sable blanc avec d'un côté eau calme et turquoise de l'autre côté, eau déchaînée se fracassant sur les rochers. Dans la matinée, pendant que je faisais l'école, une barque de pêcheur est venue nous accoster. Les hommes du bord avaient besoin d'un bouteille d'alcool pour faire la fête ce soir : il y avait un anniversaire. Luc leur a donc confié la jouissance d'une bouteille de whisky en échange de quoi, ils nous promettent poissons et langoustes. Les voilà donc repartis avec la bouteille. Je reconnais que j'étais septique sur le fait de les revoir nos lascars. Et bien, et oui, une heure après, ils sont revenus avec 4 beaux pagres rouges qui semblent bien frais (j'ai toujours tendance à douter vu les moyens du bord). Luc s'est d'ailleurs fait un plaisir de les vider. Du coup, il échappé à la leçon d'histoire qu'il devait faire à Malaurie (je m'y suis collée). Nous espérons que les langoustes arriveront bien demain matin mais pas trop de bonne heure… Et renseignements pris, nos pêcheurs fêtards ont fait le tour du mouillage pour proposer leur service : pourvu qu'il y ai assez de langoustes… Heureusement, nous ne sommes pas nombreux au mouillage :
il doit y avoir au moins quatre bateaux plus nous à l'extérieur du mouillage. Il est vrai que l'on s'est isolé des autres car le mouillage trop rouleur n'est franchement pas agréable. Imaginez passer la nuit dans une petite cabine avec quelqu'un de près de 100 kg qui risque à tout moment de vous rouler dessus. Mais ce n'est pas tout : il reste le bruit incessant du hale-bas, le vent qui siffle, les cordages qui tapent, les verres qui roulent dans l'évier, les petits choses mal rangées qui se balancent de droite et de gauche… Et au petit matin, nous oublions tout. Quel plaisir de prendre son petit déj dans ce décor de rêve. Quelle paix !!! Que de belles images !!! Mais, il y a encore un mais : le coin est envahi de méduses. Et quelles méduses !!! Je ne suis pas de Marseille et je peux avouer que j'en ai vu une d'une taille d'au moins 40 cm de diamètre. Nous oublions donc les baignades bien agréables autour du bateau. La bonne nouvelle, c'est qu'ici, il n'y a pas un seul moustique : quel bonheur… Mais rassurez vous, nous pouvons nous baigner à la plage où l'eau est tellement claire que nous pouvons voir les méduses si elles arrivent. Sur notre plage, Axel s'est régalé avec son cerf-volant :
il y a un petit vent constant qui lui permet de faire des figures. Et demain midi, nous nous sommes invités chez Tchon-Tchon, un local adorable qui nous a dit après 5 minutes de présentation : ma maison est la tienne. Au bout de 5 minutes, il a offert une belle craie rose à Malaurie.
C'est en fait, une célébrité connue dans la monde des bateaux de voyage. Ici, nous sommes bien. Je dirai même plus, nous sommes bien accueillis : un petit coin de paradis… Les photos suivront et vous pourrez partager notre petit coin. Mais pas avant Grenade car ici, à part rien, vous n'avez rien…
Quelques photos bonus :
Nos voisins les plus proche : une lancha, bateau de pêche local. Ils lancent filets et posent deux trois casiers et attendent toutes la journée…
D’un côté, la paisible plage et à deux pas, de l’autre côté, les vaguent se fracassent sur les rochers : contraste saisissant.
Notre barbecue adapté pour petit grain. Ici, tout est basic : nous oublions toutes les commodités modernes.
Voilà la cuisine de Tchon-Tchon. Nous sommes à quelques mètres de la plage, installée sur une table qui tient debout (c’est une chance car au sol, les chiens de Tchon-Tchon creusent de superbes trous qui rendent l’équilibre précaire). Vous voyez aussi les deux chaises plastiques empilées. Cette technique de prolongation de vie de chaise est quelques chose d’habituelle pour nous. Nous voyons ces empilages depuis l’Afrique. Vous apercevez aussi en second plan, la réserve d’eau de la maison.
Nous avons eu le droit à un petit concert particulier.
Là, vous apercevez Tchon-Tchon là ou il passe le plus clair de son temps. Parfois, nous pouvons le trouver ici, dans SON hamac en train de manger. Ses poules viennent le voir. Regardez bien derrière lui, vous voyez ses jumelles ? Et oui, sa passion quotidienne est de suivre les bateaux qui arrivent et qui partent de sa baie.
Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il aime bien les Français mais pas du tout les Américains. Il aime aussi beaucoup admirer, non pas les couchers de soleil, mais les fin de soirée ou ces charmantes dames prennent leur douche sur le pont du bateau. … L’essentiel de Tchon-Tchon est sous vos yeux : ce n’est peut-être pas grand chose mais il est parfaitement heureux…
Sur cette photo là, Luc s’est surpassé pour vous mettre en valeur notre dinghy…
Une petite séance jeux sur la plage encombrée…
Un touriste peu farouche !!!
Une vieille frégate adoptée par les pêcheurs que Luc a prise en amitié…
Pour tout avouer, c’est maintenant notre nouveau fond d’écran
jeudi 22 novembre 2007
GRENADE
Jeudi 22 novembre
C’est après avoir fait 141 miles soit 51 de plus que la route direct, du fait du vent du courant et de la mer contre nous, que nous arrivons à Grenade (St George’s) vendredi 16 novembre à 11h30. Nous ne sommes pas les seuls Touristes ici.
Nous retrouvons le bat’ami Semeda, que nous connaissons maintenant depuis plus de un an. Nous profitons du calme du mouillage pour prendre toutes les bonnes infos (formalités, magasins, poubelles, Internet).
Nous faisons un premier repérage de la ville l’après midi et les panneaux ici ont beaucoup d’indications.
Depuis le Brésil nous voyons toujours Des transformateurs aériens en pleine ville et l’électricité ici est un grand mystère.
Nous avons fait quelques achats et nous nous rendons compte de suite que nous ne somme plus au Venezuela, les tarifs viennent subitement de faire un énorme bond en avant.
Samedi matin nous faisons un tour au marché avec nos amis et, la pluie nous accompagne aussi. La population est agréable et nous nous sentons bien.
Nous partons lundi pour Clarkes Court Bay, une petite nav de 2 heures que nous faisons avec Semeda.
Finalement nous sommes déçu, le mouillage est bon mais pas grand chose à faire et en plus l’eau n’est pas top.
Le remplacement de la girouette et de la poulie du gennaker a permis de faire une petite photo d'en haut
Retour a St George’s, mercredi d’ou nous pensons partir pour faire une excursion a la journée en taxi.
Les anglais ont du venir à Grenade...
samedi 24 novembre 2007
EXCURSION SUR GRENADE
Vendredi 23 novembre 2007
Comme prévu, nous avons passé la journée à découvrir Grenade, île de 30 km de long par 16 de large. Sur une journée, nous avons eu un bel aperçu.
Globalement, nous pouvons dire que nous ne sentons pas d’insécurité à Grenade, ni de pauvreté. Après le Brésil, Trinidad et le Vénézuéla, c’est la première fois que nous ne rencontrons pas de « bidon ville ». Les maisons sont d’ailleurs adorables et de bon goût, style colonial, colorées mais pas trop.
La végétation est dense et bien verte, rien à voir avec le Vénez… Nous avons vu une belle cascade,
entre autre, des singes dont nous ne connaissons pas le nom,
et surtout, nous avons visité une usine (ou plutôt une coopérative) de noix de muscade, une chocolaterie et une rhumerie.
Les noix de muscade d’ici sont très connues au niveau mondial. Mais quand vous découvrez « l’usine de production », vous imaginez mal ce que vous avez dans votre pot de ducros.
L’entreprise est âgée de 300 ans. Les particuliers locaux portent leur récolte de noix. Celles-ci sont triées et pesées à l’entrée. Elles sont ensuite séchées dans d’énormes tiroirs, remuées régulièrement, triées par le biais d’une sélection aquatique (celles qui flottent sont de deuxième choix, celles qui coulent de premier choix) et pour finir, elles sont vendues sous trois formes différentes : le noyaux qui sera râpé, la coque jaune ou la coque rouge (qui est une jaune qui a séché)
Nous en avons acheté une dizaine. Nous devrons donc être tranquilles jusqu’à la fin de nos jours… Mais, nous sentons bien que l’entreprise ne tourne pas à son plein régime. En fait, Yvan, le cyclone de 2004 laisse encore des traces de son passage : la destruction des arbres, le manque de fruits… et au lieu de tourner à 40 personnes comme par le passé, ils sont maintenant au mieux 7 salariés à travailler….
Pour ce qui est de la chocolaterie, nous avons été forts surpris de voir qu’en fait, le cacao n’est que graines.
Du fruit sont extraites ces belles graines blanches.
Ici, cela se passe encore de manière artisanale. Ces graines blanches sont mises à fermenter sous des feuilles de bananiers et des toiles de jutes. Elles sont ensuite séchées et remuées.
Un autre étape pour les polir et pour finir, il y a un calibrage de ces graines pour la vente.
Le traitement du fruit sec se fait par les acheteurs.
Nous avons le plaisir de goûter ce chocolat sous forme de lait chocolaté avec un assaisonnement à base de muscade : absolument délicieux et sous forme de carrés, très fort en chocolat !!!
Nous avons pu voir l’arbre où était pendu les esclaves, il y a 300 ans de cela et la cloche qui indiquait la fin du travail.
Et pour finir, nous avons visité la rhumerie locale.
D’abord, le pressage de la canne à sucre
Ensuite, le bouillon
La fermentation (beurk)
La vérification du taux d’alcool,
La dégustation avec le choix entre deux rhums :
Un à 74° et l’autre à 69°. Nous avons été petits joueurs et avons acheté que deux bouteilles à 69° !!! (Bouteille à 6 €) c’est vrai qu’il est beaucoup moins fort… Il est quand même multi usages, désinfectant , anesthésiant et peu provoquer des crises d’amnésies,,, au choix.

Les enfants sortent de l'école, ils ont tous un uniforme
Au marché de grenville les poissons n'ont pas les mêmes couleurs que chez nous.


















































